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14.10.2009 par Hans Muller.






Colombey-les-Deux-Eglises - 12/10/2009
Mémorial Charles De Gaulle
Témoignage
En ce jour d’octobre, la lumière rayonne sur Colombey-les-Deux-Eglises, le soleil amorce déjà son sommeil quand il dépose, l’espace d’un court instant, l’ombre d’un drapeau sur le Mémorial Charles De Gaulle. Le point de vue panoramique qui s’ouvre sur la campagne reste magnifique. L’artiste sait déjà quel témoignage il vient de laisser en ce lieu d’Histoire. Je m’aperçois l’espace d’un instant que je suis privilégié de pouvoir toucher du regard ces « images », privilégié dans le fait de pouvoir les affronter en toute humilité et de me murmurer quelques mots en toute quiétude… le silence devient vite le seul bruit audible dans ce volume aux deux accès diagonaux. Je viens de maîtriser pas à pas, sans le savoir, une parfaite diagonale durant laquelle mon regard s’est géométriquement posé sur l’ensemble. On n’en ressort, je pense, pas forcément le même. J’y suis entré à nouveau, avec une certaine appréhension, de ce que j’allais redécouvrir, pour y poser quelques clichés sur l’effroyable. Je me suis humblement contenté de figer quelques reflets passagers… en me disant que j’avais vu, tout au long de ces années, une partie de ce travail se bâtir sans pouvoir peut-être en connaître, un jour, l’aboutissement. C’est aujourd’hui chose faite.
Ce visage est beauté… Paradoxe dans ce monde d’atrocités, où l’insupportable tutoie l’intolérable, où la honte infligée à cette chair meurtrie ne trouve plus son sens que dans la folie… si toutefois qu’elle puisse trouver un sens … La répétition méthodique de ces corps décharnés balancés dans une fosse dénote le côté diabolique de cette machine qui ne s’est jamais arrêtée d’exterminer. Cette image du corps qui bascule et roule saisit au plus profond de lui l’artiste. De cet enfer, le dénombrement est devenu bâtons, séries interminables et probabilité réduite d’un possible lendemain… où la seule certitude était le mot hier. Même l’ombre a quitté et fuit ce corps traîné sans vie. Le témoignage est à jamais cinglant sur l’humiliation subie. La plume de l’artiste résiste et fusionne avec ces plans de film, quelques centaines de mots dévoilés envahissent l’image et s’accumulent dans des phrases entières, longues comme un calvaire qui ne connaîtra jamais de fin… La marque est là, à jamais.
Hans Muller - 15.10.09
cela n’engage bien évidemment que lui
Appeau vert en parle ICI…
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6.10.2009 par Hans Muller.

les jours sans fin
Vincent CORDEBARD
image : le dénombrement des corps
Exposition du 13/10 au 31/12/2009
Mémorial Charles de Gaulle 52340 COLOMBEY LES DEUX EGLISES
avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Champagne-Ardenne,
du Conseil régional de Champagne Ardenne,
du Conseil Général de Haute Marne.
L’exposition s’inscrit dans le cadre du cinquantenaire du ministère de la Culture et de la Communication, 1959/2009.
S’il fallait des mots pour dire l’origine des images, j’emprunterais ceux-là à Pascal Quignard : ” La fascination est la perception de l’angle mort du langage“. S’il en fallait d’autres pour justifier leur existence, j’appellerais ceux d’Adonis (Extraits d’Al-Kitâb) : ” Comment suivre leurs pas et rêver leurs rêves - J’en suis la négation -? Leurs jours de même que leurs oeuvres ont des digues emportées par mes pas / Mon péché est de continuer à chanter afin d’étendre leurs horizons. C’est pour eux que j’aime mes péchés, que je dis : ils sont la canicule et je suis leur ombre…/…”.
Vincent CORDEBARD
Le site de Vincent Cordebard ICI et LA

Photographie
Hans Muller - 22/03/2009
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7.5.2009 par Hans Muller.

Exposition du 15 mai au 20 juin 2009
Jean-Christophe HANCHE/ Catherine CLEMENT/ Hans MULLER
SOCIETE GENERALE - 2, place Royale - REIMS
(près de la Sous-préfecture)
Signer le livre d’Or : ICI

Quelques autres photos ICI…
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20.4.2009 par Hans Muller.

Exposition du 15 mai au 20 juin 2009
Jean-Christophe HANCHE/ Catherine CLEMENT/ Hans MULLER
SOCIETE GENERALE - 2, place Royale - REIMS
(près de la Sous-préfecture)
Que peut bien signifier cette oeuvre ? Quelle technique l’artiste utilise-t-il ? A qui ce travail me fait-il penser ?
Montrer et dévoiler son travail est un exercice toujours plus difficile que de le réaliser ou le concevoir… de ses propres mains. Les questions, les interrogations, les heures passées à chercher cet ensemble cohérent… qui pourrait laisser penser que l’on y est arrivé. La remise en question est permanente, le regard du public instantané.
Reflet d’une enfance où les couleurs sont douleurs, là… où les mots sont devenus mélancoliquement des maux, dans un univers prétendu clément au détour d’un reflet dehanché…
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27.3.2009 par Hans Muller.

Quelques photographies… ICI
appeau vert en parle… ICI aussi
Exposition de peintures et de sculptures de Francis GURY
du 20 mars au 28 juin 2009
Château du grand Jardin - Joinville (52)
www.legrandjardin.com

Francis GURY est un alchimiste de la matière… une pluie magique organique a précieusement inondé ses papiers. La surface est minutieusement occupée par la diversité des matériaux utilisés (ficelle, sable, fil métallique, charbon, petit branchage…), qui, combinés au feu et à la frappe du marteau donnent un mélange inattendu, très surprenant. Du noir goudronneux, à l’orange oxydé en passant par le jaune sableux, le vert émeraude et le rouge feu, les œuvres sont souvent proches de l’éruption, et laissent entrevoir une partie du tempérament volcanique de l’artiste. Les couleurs et les références à l’enfer sont présentes, toujours prêtes à jaillir de cet étonnant mélange. L’artiste affectionne le cercle en tant que forme, cette figure revient également au sommet zénithal des crucifixions, sculpture formée d’un tronc d’arbre noir fumé sur lequel repose une pierre devenue circulaire à la force d’un burin habile. Le spectateur se laisse entraîner au gré de cette odeur particulière de brûlé qui traverse la pièce sans se rendre compte que, seul, l’artiste a les Klee pour en sortir… le temps brûle et se consume aussi …
Hans Muller
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