Archive pour mars 2009

Ombre traversée - F. GURY

Quelques photographies… ICI

appeau vert en parle… ICI aussi

Exposition de peintures et de sculptures de Francis GURY
du 20 mars au 28 juin 2009
Château du grand Jardin - Joinville (52)
www.legrandjardin.com


Francis GURY est un alchimiste de la matière… une pluie magique organique a précieusement inondé ses papiers. La surface est minutieusement occupée par la diversité des matériaux utilisés (ficelle, sable, fil métallique, charbon, petit branchage…), qui, combinés au feu et à la frappe du marteau donnent un mélange inattendu, très surprenant. Du noir goudronneux, à l’orange oxydé en passant par le jaune sableux, le vert émeraude et le rouge feu, les œuvres sont souvent proches de l’éruption, et laissent entrevoir une partie du tempérament volcanique de l’artiste. Les couleurs et les références à l’enfer sont présentes, toujours prêtes à jaillir de cet étonnant mélange. L’artiste affectionne le cercle en tant que forme, cette figure revient également au sommet zénithal des crucifixions, sculpture formée d’un tronc d’arbre noir fumé sur lequel repose une pierre devenue circulaire à la force d’un burin habile. Le spectateur se laisse entraîner au gré de cette odeur particulière de brûlé qui traverse la pièce sans se rendre compte que, seul, l’artiste a les Klee pour en sortir… le temps brûle et se consume aussi …

Hans Muller

L’étau est mot…

Les Totemeaux (petits Totems) sont en cours de création, en cet fin d’après-midi du dimanche 22 mars 2009, ils tiennent déjà sur leurs pattes… l’équilibre semble être acquis et c’est finalement presque un petit exploit ! Et dire qu’à la base, la planche brute mesurait 205 cm pour un largeur de 60 cm… c’est ce que l’on appelle tailler (rentrer) dans le vif du sujet.

Froissement

Mars 2009 (Froissement)
Huile et crayon sur panneau de bois
83 cm x 125 cm

Coïncidence

Mars 2009 (Coïncidence)
Huile sur panneau de bois découpé
125 cm x 83 cm

Monochromatique II

 

Mars 2009 (Monochromatique II)
Huile sur panneaux de bois découpés
87 cm x 60 cm

Le blanc, c’est la lumière primordiale, l’origine du monde, le commencement des temps, tout ce qui relève du transcendant. On retrouve cette association dans les religions monothéistes et dans de nombreuses sociétés. L’autre face de ce symbole, c’est le blanc de la matière indécise, celui des fantômes et des revenants qui viennent réclamer justice ou sépulture, l’écho du monde des morts, porteurs de mauvaises nouvelles. Dès l’Antiquité romaine, les spectres et les apparitions sont décrits en blanc. Cela n’a pas varié. Dans les BD, il est impensable qu’un fantôme n’y apparaisse pas en blanc… Les BD sont très conservatrices, et elles perpétuent de très vieux codes que les lecteurs comprennent inconsciemment : le blanc de l’au-delà, le bleu qui calme, le rouge qui excite, le noir qui inquiète…

“Le petit livre des couleurs”
M. PASTOUREAU/ D. SIMONNET

 

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