Archive pour février 2009

Prétentions

Février 2009 (Prétentions)
Huile sur panneaux de bois découpés
110 cm x 65 cm

Etude pour “Prétentions”

Etude pour “Prétentions
Février 2009
Huile sur panneaux de bois découpés

“Travaux sur papier” - F. GURY

    

Francis GURY
“Travaux sur papier” - IUFM de Chaumont
Exposition du 09 Fév. au 14 mars

         

 

“Instantanés” - C.Guillemin

Voir les images de l’exposition : ICI

Exposition à la Cartonnerie - Reims
organisée en collaboration avec l’Association la Salle d’Attente

 Jusqu’au 7 mars…

 

L’intimité intimide… elle nous suggère surtout plus de curiosité. Le spectateur se pose cette question  presque interdite, tellement il est habituellement incité à bien plus de réserve : « Puis-je effleurer du regard cette intimité dévoilée par l’artiste ? ». Ces nuits sont longues et n’en finissent plus, minute après minute, l’heure palindromique digitalisée agressive affiche sa rougeur sourde… et donne le tempo. Elle semble pourtant temporairement se figer pendant un instant… l’espace d’un froissement secret… du pli d’un drap blanc. L’ensemble dialogue silencieusement à merveille sans contraste profond dans ce lieu de la Nuit qu’est la Cartonnerie.
Parfois, quelques mots écrits viennent troubler la quiétude de cette unité plus que cohérente… équilibrée, bien en place, où la lumière volontairement rougie vient habilement tamiser une routine qui aurait pu, d’ordinaire, s’installer.
Ces diptyques rappellent presque inconsciemment une scène du film de Cyril COLLARD, « Les nuits fauves », toutes ces lueurs profondes accentuées par l’obscurité intriguent et questionnent même l’artiste sur sa propre vie. Mais la notion temporelle ne laisse guère l’occasion au spectateur le plaisir de s’exiler… mais l’invite de préférence à désirer érotiquement (l’image) plutôt que d’y penser prudemment … Le sommeil pressenti comme impossible et le réveil inévitablement difficile se confondent un court instant dans le reflet de quelques cadres !
A plusieurs reprises, la notion de mouvements et de gestes est prédominante… on aimerait connaître la suite, mais quelque part, l’artiste laisse habilement l’opportunité à son spectateur de s’approprier une partie de son travail en lui laissant le soin de mettre un terme à cette belle relation. Cette grande ligne interminable, c’est la ligne du temps, du temps en fuite, du souvenir et de l’instant précis…marquant, figé pour toujours quoi qu’il arrive. On ne devient pas…on est déjà…
 


Hans Muller
Reims – 12/02/2009

 

Hommage à G. Vantongerloo

Février 2009 (Hommage à G. Vantongerloo)
Huile sur panneaux de bois découpés
125 cm x 83 cm

Natif d’Anvers installé très tôt en France, Vantongerloo (1886-1965), peintre et sculpteur peu connu du grand public est pourtant une figure importante de l’avant-garde européenne.

Formé à la statuaire traditionnelle, il entreprend dès 1917 un processus d’abstraction et de géométrisation des formes qui fait de lui avec ses constructions dans la sphère l’un des inventeurs de la sculpture moderne.
En peinture, dans la veine de Mondrian, Kandinsky et Malevitch, ses recherches se portent sur la couleur, envisagée notamment comme vocabulaire musical, dans une approche théorique et doctrinaire fidèle à la “tradition” de l’avant-garde.

A la même période, dans les années 1920, son entreprise géométrique se porte également sur l’architecture et le mobilier, avec une approche mathématique aussi rigoureuse qu’utopique. Bien de son temps, il participe au groupe puis à la revue Cercle et Carré et fonde avec Herbin l’association Abstraction-Création qui donnera lieu à des publications entre 1932 et 1936.

A cette époque, l’abstraction géométrique de Vantongerloo se traduit par des tableaux “algébriques”, où il joue avec les lignes, les formes et les nombres d’une façon radicale. Une extrême doctrinaire qui visiblement ne pouvait conduire qu’à la rupture. Celle-ci a lieu à la fin des années 30 ; le formalisme, épuisé, cède la place à une subjectivité enfin libérée.

Le choix de la courbe apparaît alors comme une évidence ; en peinture, de fines lignes sinueuses sur fond blanc autorisent la légèreté. Cette période annonce les dernières étapes, les plus séduisantes, de son parcours : à la fin des années 1940, ses sculptures en fil métallique puis, à partir de 1950, en plexiglas.
Avec ces objets très sphériques, spirales et astres en orbites, Vantongerloo adopte une vision cosmique, rendue proche grâce à la dimension réduite des oeuvres.
La transparence du plexiglas, qui en fait presque une non-matière dans la négation de la couleur apparaît comme l’aboutissement de la “poétisation” poursuivie par l’artiste depuis sa rupture avec l’abstraction-géométrique.
Cette poésie et cette beauté sont magnifiquement mises en valeur par les clichés en noir et blanc pris par Ernst Scheiddeger - connu pour ses photos de Giacometti - dans les années 1950.

Georges Vantongerloo est un artiste et sculpteur belge, membre du mouvement De Stijl.