
Oeuvre pour un malade mental - Hans Muller - 2007
Huile sur toile avec sa noisette d’acrylique
Lorsque le Spleen de Baudelaire rencontre Despentes….
On dit qu’il faut couler les exécrables choses
Dans lespuits de l’oubli et au sépulchre encloses,
Et que par les escrits le mal resuscité
Infectera les moeurs de la postérité ;
Mais le vice n’a point pour mère la science,
Et la vertu n’est pas fille de l’ignorance.
Ombres folles, courez au bout de vos désirs
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage.
Loin des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme des loups
Faites votre destin, âmes désespérées,
Et fuyez l’infini que vous portez en vous.
… et la raisonnance des mots, sur la toile, griffe avec acharnement une peinture meurtrie !
« L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle. » Jean Dubuffet. 1960