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30.11.2007 par Hans Muller.

L’arbre généalogique - Hans Muller
Photographie noir et blanc - Près de St Aygulf - Juillet 2006
En le voyant, perdu, seul au milieu du chaos, l’incendie avait tout embrasé sur son passage, j’ai tout de suite su que l’on serait lié.
La végétation essayait veinement avec courage de reprendre le dessus. Comme si cela ne suffisait pas, on lui avait grossièrement amputé, tel un être humain, ses membres comme si on avait voulu l’accabler un peu plus encore… comme si c’était forcément de sa faute.
Pourtant, déjà, il me semble que sa posture essaie de s’assimiler à la légèreté de celle d’une patineuse qui met le feu à la glace… comme s’il souhaitait faire partager ce triste spectacle à son public.
Le corps, les bras et les jambes, tout est facilement identifiable, et pourtant il n’y a plus d’envie malgré la robustesse. De l’autre côté du chemin, pénible frontière, la végétation dense se noye dans la brume lointaine sans connaître son bonheur qui est le sien de pouvoir danser parmi ses racines.
J’ai su que cet arbre était mon arbre généalogique… Depuis, j’ai décidé de replanter.
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28.11.2007 par Hans Muller.

L’Italienne - Photographie Noir et blanc
Hans Muller - 2006
La chaussure italienne est noble. Une esthétique parfaite, une ligne dotée d’une finesse digne des plus grands manequins et l’aérodynamise parfait des bolides de courses. Apprenez à écouter le son de ce pas chaussé qui pénètre la légèreté de l’air.
Elle a du charme, pour une fois, j’ai enfin envie de dire que je prends mon pied à la regarder.
Ses coutures discrètes, ses fins lacets et la belle couleur de son cuir qui reflète le temps d’un instant la lumière me laisse à penser qu’elle mériterait mieux que de me supporter.
Sa semelle cambrée se marie discrètement avec l’ensemble du soulier que l’on devine.
Que cette Diva m’a rendu bien des services, classique ou habillé, elle n’a jamais joué les difficiles, elle s’est toujours bien mariée avec ce que j’ai pu lui proposer.
Mais il faut dire qu’elle sait s’y prendre et surtout parler aux hommes, et puis, elle a du caractère l’italienne… et le sang chaud. Elle aurait sans doute souhaiter que je la joue Mafioso, pourtant c’est que pensent les gens d’elle… une simple paire de godasses de mafieux destinée à semer finalement le doute sur l’apparence de son propriétaire.
Bien des kilomètres dans ce monde elle aura parcouru, braver les routes bitumées de différents pays et surtout permis à mes pieds d’être protégés confortablement, là est l’essentiel.
Les quelques cicatrices apparentes, déjà dans l’oubli, ne feront qu’ajouter quelques notes de poésie à cette aventure.
Un jour pas fait comme un autre, je l’ai vue, là, belle comme une Lolita accompagnée de son plus fidèle ami le jean’s, immobile dans son silence, j’ai pris mon appareil, j’ai photographié spontanément, sans déranger la quiétude de cette scène… j’ai compris bien plus tard en regardant cette image qu’elle me suppliait, qu’elle m’attendait… Finalement, contraint de me résigner, je lui devais bien ce cliché de star !
Pourtant, je n’ai jamais mis un pied en Italie.
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22.11.2007 par Hans Muller.

Lippe - 2007
Courtesy Galerie Hans Muller
Huile sur toile - 46/38 cm
Logique ou pas ? Après avoir relevé le défi Vincent Leplus… voici maintenant… le défi Lippe ! Vous l’aurez compris, Hans Muller ne s’attaque uniquement qu’aux légendes… aux mythes de l’Art.
Lippe, ce Roland Garros des temps modernes nous gratifie d’une de ses pauses dont lui seul à le savant secret. L’aubaine était belle, trop belle peut-être ? Tout artiste qui se respecte a forcément un jour ou l’autre, le plaisir ou la malchance d’avoir son portrait peint… Ce n’est pas moi qui le dit mais l’Histoire qui le montre. C’est maintenant chose faite pour Lippe.
Cependant, j’ai longuement hésité entre ce portrait et un autre, de toute façon je n’en possédais que deux, qui plus est fantaisites l’un comme l’autre. J’ai opté pour celui-ci pour plusieurs raisons :
- l’artiste prend la pose devant son oeuvre, elle, sérieuse, très sérieuse… J’ai souhaité , en arrière plan, la reproduire de façon abstraite en occultant les formes et en conservant certaines des couleurs, histoire de le punir de cet affront !
- Il m’a semblé intéressant de confronter l’artiste à ce que l’on pourrait appeler “l’oeuvre dans l’oeuvre”.
- Et j’ai toujours pensé que ce sont les peintres les meilleurs photographes… ils révèlent bien des éléments que la photographie a oublié.
- Enfin, le premier portrait de l’autre photographie a été un échec, travail jugé insatisfaisant et non terminé… l’art est un éternel recommencement…
LIPPE est maintenant rentré au Musée des Beaux Léz’Art, dans la salle du Bram (normal pour un cerf)… !?! Vraiment ce Lippe est…un Beau Gars !
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20.11.2007 par Hans Muller.

Sublimage où l’âge sublime
Hans Muller 2007
Le temps aide à effacer ces plaies que seul l’art comtemporain arrive finement à matérialiser. Tant d’années pour cela, une jeunesse négligée, un monde adulte incertain et une vieillesse… peut-être. La frontière est nette et perceptible coupant la toile diagonalement entre deux époques, l’une passée et l’autre présente. L’inscription SUBLIMAGE, placée là comme si elle pouvait déjà avoir choisie son époque de référence dite de l’âge sublime.
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13.11.2007 par Hans Muller.

L’art du feu - 40/40 cm
Hans Muller - 2007
Pousser la réflexion encore plus loin… en travaillant et maitrisant la matière ! Elle se divise pour donner suite à un ensemble cohérent. Orchestrer les alumettes, la flamme, le feu, la lumière, l’effet brûlé, la chaleur… Ensemble incandescent, effectivement rendu lumineux sous l’effet de cette chaleur (palpable mais imaginaire). La couleur jaune de la flamme représentée en mouvement, en train de se consumer, donne une impression de luminosité.
Différentes questions peuvent se poser : cette toile a-t-elle réellement habitée par les flammes ? Mise en scène ou réalité ?
L’artiste a-t-il a joué avec le feu, aux deux sens du terme ?
Brûlures ou blessures ? La toile est abîmée, le couteau a laissé des cicatrices qui peinent à se refermer mais le feu s’efforce d’y panser les plaies.
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