Archive pour octobre 2007

Scarfito

Scarfito - Hans Muller - 2007
Huile sur toile

J’ai imaginé, en peignant cette toile, que la vie était une série de morceaux ou d’épreuves représentés de couleurs qui se suivent, cohabitent, s’effacent, s’oublient ou encore… ressurgissent.
L’abstraction permet tout, même la plus grande des libertés d’expression. On en met quand même des choses dans un carré. C’est important de pouvoir caser ses pensées. La couleur donne le ton, où le clair/foncé traverse les émotions sans jamais se préoccuper d’une quelquonque logique. Les stigmates d’un fond peu orgueilleux se dévalorise au profit d’un patchwork précipité à la hâte d’un couteau qui n’a finalement jamais coupé.
Scarfito, c’est l’histoire du menteur qui dit la vérité…

Le boucq émit cerf

Phil le faux air - Photomontage Hans Muller
Acquisition du musée des Beaux Léz’Art - 2006

Les violons d’Arlequin se déchaînent et trouvent… finalement, dans l’eau de (leur) rose, un bout de quai de misère, et c’est ainsi que l’artiste prie (non de dieu) la pose et ses faux airs aux allures de Phil y forme de bouc en train.

Hans mule d’air (ne pas confondre avec Fox), la loque aux motifs

Le(s) Violon(s) d’Arlequin

En réalisant cette toile, je n’ai hélas pu occulter de mon esprit le “Violon d’Ingres” de MAN RAY.
Sans aucun modèle, mais juste la mémoire de cette photo, la peinture s’est posée sur la toile, une sorte de violon a commencé à apparaître…

… J’ai lu ce livre d’Alice Ernestine Prin (alias Kiki de Montparnasse) préfacé par Hemingway, qui comte les mémoires de celle que l’on a surnomé la Reine des Années folles. Une raison de plus pour penser à cette photographie que beaucoup de monde a surement déjà vu !

Le titre parle de lui même, le(s) Violon(s) d’Ingres, le rapprochement doit s’imposer, il devient presque évident, la fusion est inévitable. Ce violon aux deux connotations, l’instrument d’abord et le corps, ensuite.

Et alors le bouquet de roses, pourquoi ? La rose est devenue “la reine des fleurs” tout comme Kiki est devenue, la reine de Montparnasse… cette belle des nuits parisiennes ! Elles sont au nombre de 4 tout comme le nombre de cordes d’un violon.

ET Arlequin… le violon, de part, ses couleurs bariolées diverses, et également par la forme du haut du manche du violon ui fait penser au chapeau d’arlequin.

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