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septembre 2007
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Archive pour septembre 2007

Noces modernes - Suite I

Le travail commence à se préciser, ces photographies resteront vraisemblablement une série de photographies. Cependant une dérive sur un autre support n’est pas exclue…
… 16 photographies, placées, en forme de carré (4/4), proposant une lecture et non un hasard du placement.

Cette série en visuel : ICI

 Le cou de la mariée

Le costume du témoin

La taille de la mariée

le_grand_bleu

A présent, voici la 4e colonne, oui j’ai bien employé le bon mot… le mariage se batit, se construit avec des fondations… de colonnes par exemple. Cette 4e colonne donc, verticale, représente la reconstitution d’un corps (tête/menton, épaule/torse, tronc/taille/main, jambe/pied), le corps d’un mariage…
La première photographie représentant le cou de la mariée, la seconde un bout de costume du témoin du marié, la troisième la taille de la mariée avec la main du marié, enfin la quatrième, le pied du père de la marié. Une partie de chacun réunie en un seul morceau, un corps reconstitué.

L’histoire d’un corps qui s’articule avec coeur, panse ses blessures, et fait face à la vie… Regarder ce qui est over-looked, ce qui est regardé par-dessus, en passant, oublié, négligé, mais aussi ce sur quoi on ferme les yeux, ce qu’on dissimule.

… Mais si vous souhaitez des corps, des vrais… morts et calcinés, Andres SERRANO, photographe de la morgue, lui, sait ce que c’est de rendre des corps dignes et beaux ! Dureté, rigueur, incommodité, malaise et pesenteur. Les grandes images de Serrano ne sont pas légères…

          

Etudes pour les “Noces modernes”

Ce projet en cours d’élaboration études pour les  “Noces modernes” est rapidement né après avoir reparcouru suite à quelques recherches “Noces d’opale” de Vincent CORDEBARD (Collection acquise depuis par le FRAC Champagne Ardenne).

Je ne sais pas encore, à l’heure actuelle, si cette suite de photographies, prises lors du mariage qui nous a unis ma femme et moi, restera une suite de photos ou bien sera transformée en oeuvre utilisant les photographies…

Je tiens à insister que que je n’ai pris aucune de ces photos. Je souhaitais que les personnes qui ont assisté à ce mariage soient finalement actrices au travers de cette histoire, grâce aux regards qu’elles ont pu porter.

Ces photos ne sont pas les originales. J’ai en fait, tout simplement gardé un morceau secret de chacune d’entre elles… une infime partie d’elles en quelque sorte.

Je dois avouer que l’exercice est assez excitant… j’avais le choix entre envron 500 photographies. Je n’arrive pas encore clairement analyser pourquoi mon choix, finalement, s’est porté très vite sur ces 16 photographies (seize, c’est 15 + 1).

Outre la question du célibat des Noces d’opale maintenant aboli… L’inconvenance de la sandale de plage bleue rivalise fortement avec le bleu traditionnel de l’écharppe de Monsieur le Maire… Mais qui a bien pu se permettre une excentricité de si bon goût sous les regards… médusés des présents ? Rien que pour cela, j’ai envie de dire qu’elles sont modernes ces noces !!! Les plumes sont restées sur la table, les pétales rouges, eux, ont pris leur envol pour finalement s’unir avec les dragées rouges, elles aussi !?!

Jour d’orage

orage à Reims

Un orage d’une rare violence s’est abattu sur Reims. Le chat était planqué sous le lit, pendant que les deux tons des pompiers concurrençaient auditivement le tonnerre. J’ai regardé cet orage tourner sur la ville, une heure durant.
J’ai du prendre une centaine de photos de ce festival de lumières…
… et puis, il y a eu cette photographie parmi les autres.
La foudre s’est figée, là, devant moi dans un fatras indescriptible. La ville s’est illuminée d’un blanc-néon…
… pendant que la pluie continuait copieusement de foueter le carreau de la cuisine.

Extrait de mariage

Nous étions ma femme et moi, conviés à un vin d’honneur d’une cérémonie de mariage… Ces quelques photos, je les ai prises lors de cet after-church où tout le monde déguste ces petitfours et trinque de façon pétillante à la santé des jeunes mariés. Et les photos… les pauvres, ils se sont faits littéralement mitrailler que dire… exécuter ! S’ils souhaitaient passer dans les cabines d’UV avant de convoler en juste noces, ce n’était pas la peine, les flashs s’en sont bien chargés.

Et puis, vous savez, les mariages, tout le monde prend les mêmes photos, et cela franchement ce n’est pas le pied… vive l’originalité !

Alors, j’ai photographié…

il lui a passé la bague au doigt…

Je suis certain que le marié a pris son pied (sans connotation aucune)…

Tout le monde a pris son pied…

… sans oublier celui de la mariée

Cela manque de sensualité, un vrai sac de noeuds tous ces pieds ! La mariée était charmante et noeud me dites pas le contraire !


 En complément :

Noces d’Opale - Vincent CORDEBARD

Portrait

Vincent Leplus
Huile sur toile - h. 92 cm/l. 73 cm
Hans MULLER

 

Certes, on taira le nom de l’opticien, des lunettes semblables… vous pensez.
Ce portrait a été réalisé d’après une photo, comme quoi, la photographie peut encore servir la peinture.
Et puis, ce portrait, on parvient à l’identifier et c’est déjà ça !
Je l’ai choisi, parce que j’avais envie de faire un portrait, pourquoi… je n’en sais rien !!!
A première vue, la silouhette, la forme, les zones de couleurs ne m’ont pas parues insurmontables à reproduire, à fixer sur la toile, c’est après que cela s’est gâté…
Alors je me suis retrouvé, face une toile blanche de 92/73 face au blanc, c’est beau le blanc… mais c’est blanc.
 J’ai, alors, pris mon instrument à poils, je n’étais pas nu, et ma palette…
Il y a un an, Chantal et Vincent m’offraient mon premier chevalet et mes premiers tubes de peinture à l’huile. J’ai regardé ces objets comme un enfant reluque ses cadeaux devant le sapin de Noël.
Cependant, les circontances temporelles étaient différentes, ce n’était pourtant pas Noël.
J’avais envie de peindre, et sans contrainte. Depuis quand ? Je ne l’ai jamais su !?! Et ne le saurai jamais… Je m’en fou je peins !