Exposition Yves Klein

A mon grand désarroi, j’aurai bien aimé avoir connu Yves KLEIN, cette photographie, je l’ai prise au Centre Georges Pompidou lors de l’exposition Yves Klein CORPS, COULEUR, IMMATERIEL ( Oct. 2006 - Fév. 2007) sur les marches de l’escalator du bâtiment géant.
J’étais à l’intérieur de bâtiment, la grande image de Klein, à l’extérieur.
Les gens présents à cet instant me regardaient étrangement et se demandaient ce que je pouvais bien photographier à cet endroit et dans cet angle où il n’y avait rien… enfin presque rien !
Comment ne pas revivre cet instant du peintre de l’espace se jettant dans le vide (27 novembre 1960, un dimanche).
Mais, le plongeon est théâtral, la photo, un photomontage de Harry Shunk et John Kender. La photo servira à la Une de Dimanche (journal), un numéro unique “THEATRE DU VIDE” que Klein fabriquera de toute pièce. Le peintre de l’espace se jette dans le vide ! (titre de la photo dans le journal).
Je venais de saisir un moment qui n’a jamais existé, ça c’était bien. Finalement, Klein je l’ai vraiment vu plongé dans le vide…
J’ai même fait des adeptes avec ma photo, un groupe de touristes japonnais (ça tombe bien concernant Klein) qui passait par là en a fait de même… sous le regard songeur des autres visiteurs : ” ils prennent vraiment n’importe quoi ceux-là ! “. Ouais, mais ils sont repartis, avec à mon avis, une image pleine de sens.

Côté exposition, les Roses m’ont profondément marqués. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient si imposants, surtout côté teinte, limite agressive et surprenante. Personnellement, je pense qu’ils ont volé la vedette aux “Bleus”.

Oeuvre préférée (que je souhaitais absolument voir) : Ex-voto pour Sainte Rita de Cascia

En février 1961, Klein se rend en Italie, au sanctuaire de Sainte-Rita, “la Sainte de l’Impossible”, à Cascia, qu’il a déjà visité à plusieurs reprises, pour y déposer l’ex-voto qu’il vient de créer.

           

Je me suis également rendu à une Conférence sur Yves KLEIN au musée des Beaux Arts de Reims, quelques jours avant de me rendre à Paris au Centre G. Pompidou pour l’exposition.
Camille MORINEAU, commissaire de l’Exposition Klein et Conservatrice au Musée National d’Art Moderne (Centre Pompidou), annoncée dans un premier temps pour présenter cette conférence a été remplacée au dernier moment. Dommage, elle avait vraiment motivé ma venue et ma curiosité.
Au final, exposition moyenne, qui ne m’a pas appris énormément sur l’oeuvre de Klein.
En revanche, le catalogue de l’exposition Yves Klein Corps, couleur, Immatériel, est de grande qualité dans son contenu et son analyse.
Trois thématiques (l’imprégnation, l’incarnation et la dématérialisation) introduites par le bleu, le rose et l’or - trois couleurs définies par l’artiste comme étant complémentaires et essentielles à son travail - permettent d’aborder l’oeuvre d’Yves Klein en insistant sur les sujets peu traités dans les publications existantes : les anthropométries, les sculptures, les projets utopiques, la maîtrise du médium vidéo et photographique. L’ouvrage met également l’accent sur des aspects encore inexplorés du travail d’Yves Klein : ses relations avec les artistes, son voyage aux États-Unis, la perception de son oeuvre dans le contexte de l’époque en France et par les artistes américains. 
Egalement, lors de l’exposition Yves KLEIN, la présence de l’exposition “Robert Rauschenberg Combines (1953-1964)”
Peintures, sculptures, collages, performances, scénographies, chorégraphies, décors et costumes de théâtre… : Robert Rauschenberg peut être considéré comme le précurseur de pratiquement tous les mouvements artistiques de l’après-guerre depuis l’expressionnisme abstrait américain.

Pourtant, le fait d’avoir travaillé avec un large éventail de thèmes, de styles, de matériaux et de techniques lui a toujours permis de préserver son indépendance artistique. L’exposition au Centre Pompidou se focalise pour la première fois sur la production des Combines réalisées entre 1954 et 1961 en présentant des oeuvres célèbres de cette série comme Monogram (1955-1959) et d’autres montrées au public pour la première fois.Dès 1953, au retour d’un voyage en Europe et en Afrique du Nord, Rauschenberg travaille à la série des Red Paintings considérées comme les premières ébauches des Combines : assemblages abstraits de différents types de matériaux recouverts de peinture suivant une méthode de combinaison de thèmes disparates, dont la plupart des motifs prendront définitivement place dans son registre iconographique. Sans aucune hiérarchie sont ainsi mélangés des objets trouvés, des images de la culture populaire et des médias, des références aux chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art et à la mythologie et des éléments plus strictement typographiques. C’est à partir de cette même année que Robert Rauschenberg emploie le terme « Combine » pour désigner cette série d’oeuvres dans lesquelles il intègre images et objets du monde réel à la peinture abstraite, abolissant de la sorte les frontières entre peinture et sculpture.De fait, ces oeuvres fondent le dialogue permanent de l’artiste avec les différents médias techniques, entre l’artisanat et le ready-made, entre la technique gestuelle du pinceau et l’image reproduite mécaniquement. Allant à l’encontre des dogmes alors en vigueur de l’expressionnisme abstrait, les Combines ont réintroduit dans l’histoire de l’art une imagerie reconnaissable issue de la vie quotidienne.

Pour Robert Rauschenberg, « un tableau ressemble davantage au monde réel s’il est réalisé avec des éléments du monde réel. (…) Je ne veux pas qu’un tableau ressemble à autre chose qu’à ce qu’il est. »

Parmi les plus célèbres oeuvres de cette série se trouvent Monogram (1955–1958) : une chèvre angora empaillée « entourée » d’un pneu de voiture sur une toile posée à l’horizontale sur laquelle reposent débris en tous genres ou encore Satellite (1955) dans laquelle un faisan empaillé se promène sur le châssis d’une toile abstraite.

Grâce à une sensibilité ouverte à la fois aux objets hétéroclites récupérés et à la peinture « traditionnelle », Robert Rauschenberg réussit à trouver un équilibre entre les exigences souvent contradictoires de la « vie » et de l’« art », dans le but d’ouvrir les yeux du public à son environnement réel et au phénomène artistique.

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